Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon (d) salue ses partisans aux côtés de la vice-cheffe du Parti national, Nicola Willis (g), lors du dernier meeting de campagne du parti dans sa circonscription de Botany, à Auckland, le 6 novembre 2026 ( AFP / Ben STRANG )
La Nouvelle-Zélande vote samedi pour l'une des élections les plus serrées de son histoire, ni le Parti national au pouvoir ni le Parti travailliste ne semblant être en mesure de remporter une majorité absolue pour ce scrutin marqué par les inquiétudes sur le coût de la vie.
Les bureaux de vote fermeront à 19H00 (06H00 GMT samedi), même si les électeurs ont eu la possibilité de voter depuis la semaine dernière.
Le Premier ministre Christopher Luxon espère que ses promesses de ne pas instaurer de nouveaux impôts aideront sa coalition de droite à se maintenir au pouvoir après trois années de mandat mouvementées, avec deux tentatives infructueuses de son propre parti pour le destituer et une économie en berne.
Le chef de l'opposition et ancien Premier ministre travailliste Chris Hipkins cherche à s'imposer comme une alternative.
Des électeurs entrent ans un bureau de vote à son ouverture, le 7 novembre 2026 à Wellington, en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )
Son parti a proposé un ensemble de mesures pour aider à alléger la pression économique sur les Néo-Zélandais : le prix des produits de première nécessité reste très élevé et le chômage a atteint son plus haut niveau depuis plus d'une décennie.
Les sondages ne désignant pas de vainqueur, l'attention se tourne également vers des mouvements émergents, comme le Parti des Opportunités (TOP), centriste.
"Les prix sont vraiment élevés"
"C'est certainement l'une des élections les plus serrées, et l'une des plus difficiles à prédire de toute ma carrière", commente pour l'AFP David Capie, professeur à l'université Victoria de Wellington.
Le chef du Parti travailliste Chris Hipkins, lors de sa campagne électorale à Paekakariki, sur la côte de Kapiti, le 4 novembre 2026 en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )
Dans les rues de Wellington, de nombreux Néo-Zélandais ont confié à l'AFP avoir du mal à joindre les deux bouts et réfléchir à deux fois avant de dépenser.
"Les prix sont vraiment élevés", explique Jay Ikaua, conseillère culturelle. "Je dois prendre des décisions réfléchies. Est-ce que j'achète ça ? Est-ce que je ne l'achète pas?"
Rachel Shardlow, une fonctionnaire de 26 ans, a qualifié cette situation de "choquante".
"Je ne fais que payer mon loyer et mes factures, et j'ai du mal à mettre de l'argent de côté et à épargner pour mon avenir", déplore-t-elle.
"Espoir" et "optimisme"
Un dernier sondage publié vendredi plaçait le Parti travailliste légèrement en tête du Parti national, avec 30 % des intentions de vote.
La présidente du Parti des Opportunités (TOP), Qiulae Wong, à Lower Hutt, le 29 octobre 2026 en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )
Les sondages attribuent plus de 5 % des voix au Parti des Opportunités (TOP), ce qui lui permettrait d'entrer au Parlement. Il s'agirait d'une première historique en Nouvelle-Zélande, si un petit parti sans lien avec les deux principales formations politiques parvenait à décrocher des sièges, notent les observateurs.
Le parti est dirigé par Qiulae Wong, ancienne consultante chez KPMG et figure émergente de la politique néo-zélandaise, qui s'est engagée à collaborer avec l'un ou l'autre des deux grands partis si elle est élue.
"Je pense que les Néo-Zélandais en ont vraiment assez des insultes entre politiciens, des querelles et des manœuvres politiques visant à marquer des points", a-t-elle déclaré à l'AFP la semaine dernière.
"Ils veulent quelque chose de différent, et ils aspirent vraiment à de l'espoir et à de l'optimisme pour l'avenir."

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer